Quelles solutions pour la reprise d’étude ?

Reprise des étudesReprendre ses études n’est pas simple entre vie de famille, travail à quitter et financement à trouver, pas facile de franchir le pas.

Pour obtenir un prêt étudiant, la limite d’âge est souvent de 28 ans, difficile donc de pouvoir en bénéficier. Les aides telles que les aides au logement sont soumises aux revenus de l’année précédente, or la majorité des personnes qui souhaitent reprendre leurs études étaient salariées et ne peuvent donc pas en obtenir. Alors comment faire ? Quelles solutions sont envisageables ?
En théorie, l’Etat met en place des aides pour faciliter la reprise d’études mais en pratique, ces aides sont souvent soumises à des conditions particulières et il est primordial de constituer un dossier solide et convaincant.

-      Il existe le congé individuel de formation (CIF) qui est le droit de s’absenter de son poste de travail pour suivre une formation de son choix. Bien sûr, certaines conditions sont à respecter et une demande à l’employeur doit être faite selon une procédure spéciale. Ce congé procure un avantage essentiel à savoir la conservation de son emploi dans l’entreprise mais aussi la prise en charge des frais de formation et du salaire par le Fongecif ou autre OPCA dont dépend l’entreprise du salarié.
Si vous souhaitez bénéficier du CIF, renseignez-vous sur sa procédure d’obtention et surtout prenez le temps de constituer votre dossier.

-      La validation des acquis de l’expérience (VAE) permet d’obtenir un diplôme en faisant reconnaître les acquis dans le cadre professionnel. Ainsi l’expérience est transformée en diplôme. Cela répond à une volonté de se repositionner sur le marché de l’emploi avec par exemple un autre poste ou un autre niveau de rémunération, mais cela peut correspondre aussi à un besoin de reconnaissance personnelle.

-      Le droit individuel à la formation (DIF) permet à tout salarié de suivre des formations avec un total de 20 heures par an, cumulable sur six ans dans la limite de 120 heures. Ce processus s’enclenche à la demande du salarié et avec l’accord de l’employeur. De plus, la formation doit avoir un rapport avec le poste actuel ou futur du salarié.

 

La reprise d’étude n’est donc pas chose aisée et il convient d’y réfléchir à l’avance. Les prêts étudiants au-delà de 28 ans sont peu courants mais il est toujours possible de négocier avec son banquier pour voir les offres de prêt qu’il propose et qui pourraient être adaptées à la situation.
En attendant, l’Etat a mis en place ces solutions qui peuvent être une alternative au prêt étudiant.

 

 

Sources : Studyrama-pro.com, Travail-emploi.gouv.fr,  Etudiant.gouv.fr,  Meformer.org

L’assurance en couverture de prêt

assurance en couverture de prêt

 

Vous ne le savez peut-être pas mais les souscriptions à un prêt peuvent nécessiter une assurance emprunteur. Qu’est-ce que c’est ?

Cette assurance garantit la prise en charge de tout ou partie du crédit en cas de survenance de certains événements (par exemple en cas de décès de l’emprunteur, en cas de perte totale et irréversible d’autonomie (PTIA), invalidité …)

Généralement, ce type d’assurance concerne tous les prêts et sa durée équivaut à la durée du remboursement du prêt. Chaque assureur a ses propres tarifs qui reposent surtout sur le taux. Mais les cotisations dépendent de plusieurs facteurs qui entrent en jeu tels que la valeur du prêt, l’âge de l’emprunteur et les garanties, ou encore si vous pratiquez un sport à risque ou non.

Les prix sont variables en fonction de l’âge de l’assuré. Logiquement, les risques de décès sont beaucoup plus faibles pour un assuré jeune que pour un assuré vieux.

La banque vous proposera son contrat d’assurance, mais vous pouvez choisir vous-même l’assurance qui vous convient le mieux. Celui-ci doit toutefois présenter le même niveau de garantie ou de couverture que le contrat proposé par votre banque.

 

 

Le prêt étudiant dans le monde

Le coût des études varie d’un pays à l’autre avec de très fortes disparités. Nous nous sommes ainsi intéressés à 4 pays à savoir la France ; les Etats-Unis ; le Japon et l’Allemagne afin de comparer la démocratisation des prêts étudiants.

Aux Etats-Unis, le prêt étudiant est très répandu avec près de 60% des étudiants qui ont contractés un prêt afin de financer leurs études. 25% ont empruntés plus de $28 000, 10% plus de $54 000, 3% plus de $100 000, et moins de 1% avec plus de 200 000£.
Les montants empruntés sont beaucoup plus élevés qu’en France dont la moyenne est de 19 000 euros soit environ $14 000. Mais cela est lié au coût des écoles.

Le coût de la vie étudiante reste partout élevé. Comme montré ci-dessous, le budget moyen annuel japonais est l’un des plus élevés suivis par les Etats-Unis ; la France et l’Allemagne. Mais le coût de la vie étudiante est essentiellement lié aux frais de scolarités avec des frais de scolarités très élevés pour les inscriptions dans de bonnes écoles.

 Budget moyen annuel d’un étudiant

 

 

 

Ces frais d’inscriptions ne cessent d’augmenter en France afin de faire face à la concurrence mondiale des grandes écoles. Ainsi les grandes écoles françaises n’hésitent pas à augmenter leur budget lié au recrutement de professeurs reconnus ainsi qu’au financement d’infrastructures toujours plus innovantes.

Face à ce coût de vie étudiante, les étudiants sont obligés de contracter des prêts pour financer leurs études car la plupart des parents ne peuvent pas supporter entièrement ces frais.

 

Proportion d’étudiants ayant contractés un prêt

Ainsi près de 60% des étudiants américains ont contracté un prêt étudiant, 19% des étudiants japonais, 12% des étudiants français et 4% des étudiants allemands.
Ainsi la demande de prêt ne fait ainsi qu’augmenter dû principalement à l’augmentation des frais de scolarité.
En France, les bourses étudiantes accordées par l’Etat ne suffisent plus, et des entreprises comme Financetesetudes.com ont créé un service gratuit pour les étudiants afin d’obtenir la meilleure offre bancaire.

Des différents modèles de remboursement du prêt étudiant

Selon les pays en général on n’est pas obligé de rembourser son prêt tant que l’on n’a pas trouvé du travail. Ces modalités ne se négocient pas au moment du prêt étant donné que celles-ci sont mise en place au niveau national.

Il existe deux modèles de remboursement du prêt :

- Système mortgage : une certaine durée, un certain montant, des paiements réguliers exigés.

- Système de remboursement différé en fonction du revenu : rien à payer en rentrant dans l’établissement, on commence à payer à la fin de ses études et seulement si on gagne au dessus d’un certains seuil et l’étudiant paye une fraction de se revenus au dessus de ce seuil.

Le deuxième système est de plus en plus répandu, car il permet aux étudiants de choisir des études amenant à des métiers à faible rémunération et donc de ne pas priver le payer de métiers de l’enseignement par exemple.

Deux points de vue :

- Individuel : vous payez ce que vous pouvez à la fin de vos études en fonction de ce que vous gagnez et juste une fraction au dessus d’un certain seuil. Ce qui permet donc de vivre malgré un prêt sur le dos. Malgré tout il y a une face cachée de l’iceberg : a bout de 20/30 ans si vous n’avez pas rembourser la banque annule votre dette, mais pendant ses 20/30ans les intérêts s’accumulent faisant augmenter votre dette.

Il faut donc faire attention lors de la souscription à un prêt aux différentes modalités de celui-ci.